Témoignages issus du monde du travail canadien : Rencontre avec Cheyenne Schmidt-Harlick

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Dans le cadre de cette édition de notre série d'entretiens sur les carrières, j'ai rencontré Cheyenne Schmidt-Harlick, une étudiante en alternance qui termine actuellement sa licence à l'université de York. Cheyenne a apporté un point de vue réfléchi et réaliste sur la manière dont les expériences vécues et l'identité culturelle peuvent orienter de manière constructive la réflexion sur son parcours professionnel.

Présentation de Cheyenne

Cheyenne termine actuellement son cursus avec une double spécialisation en psychologie et en études autochtones. Elle a délibérément choisi ce programme afin de concilier les cadres théoriques occidentaux de la psychologie et les systèmes de connaissances autochtones.

Cheyenne s’identifie comme afro-autochtone, une identité intersectionnelle qui guide à la fois ses études et ses objectifs professionnels. Elle s’engage dans des actions communautaires et de défense des droits, et s’attache tout particulièrement à soutenir les femmes, les jeunes et les familles autochtones.

Le parcours professionnel de Cheyenne

Cheyenne décrit son parcours professionnel comme des « montagnes russes », façonné par de nombreux rôles qui l’ont finalement conduite vers le travail communautaire de première ligne. Elle a débuté sa carrière dans le service client chez McDonald’s, où elle a acquis des compétences transférables telles que la communication, la patience et la gestion des conflits.

Elle travaille actuellement comme accompagnatrice en matière de logement au sein de l’organisme Native Child and Family Services of Toronto. À ce titre, Cheyenne accompagne des femmes autochtones vivant dans des logements de transition, dont beaucoup sont confrontées à des traumatismes, à des problèmes de toxicomanie ou à des obstacles systémiques. Ses responsabilités consistent notamment à apporter un soutien quotidien, à les orienter vers les ressources disponibles et à leur offrir des soins adaptés à leur culture.

« Je ne suis pas passé directement de mon premier emploi à mon poste actuel. J’ai occupé de nombreux postes entre les deux, mais ils m’ont tous permis d’acquérir des compétences qui m’ont conduit à mon poste actuel. »

Comment ses cursus universitaires influencent son travail

Cheyenne explique que sa décision de suivre un double cursus en psychologie et en études autochtones lui offre une double perspective pour appréhender les cadres de référence en matière de santé mentale, tout en tenant compte des réalités des communautés autochtones et des contextes systémiques.

Son identité afro-autochtone confère à cette combinaison académique une dimension personnelle et significative. Elle met quotidiennement en pratique les connaissances issues de ces deux disciplines dans son travail de terrain.

Rôles de direction sur le campus

Cheyenne a occupé des postes à responsabilité au sein de l’Association des étudiants autochtones de York (ISAY), d’abord en tant que trésorière, puis en tant que présidente.

Elle a participé à l’organisation de l’Indigenous Spring Market et du 21e All Nations PowWow à York.

L’une des initiatives les plus marquantes de Cheyenne a été l’organisation d’un programme afro-autochtone pendant le Mois de l’histoire des Noirs, qui a permis de créer un espace de reconnaissance des identités intersectionnelles.

L’accessibilité : une expérience et un engagement

L’accessibilité a joué un rôle important dans la vie universitaire et professionnelle de Cheyenne. En tant qu’étudiante inscrite auprès des Services d’accessibilité aux étudiants (SAS), elle bénéficie d’aménagements tels que des délais supplémentaires pour les examens, des salles d’examen calmes et des dates limites flexibles. Ces aides lui permettent de mener de front ses études à temps plein et son travail à temps plein.

Sur son lieu de travail, elle estime que l’accessibilité est synonyme de flexibilité, de clarté et de conception inclusive. Cela peut se traduire par des options de réunions virtuelles, une communication écrite claire, la réservation de salles physiquement accessibles et la prise en compte des handicaps invisibles.

« Le but des aménagements est de supprimer les obstacles. Parfois, on ne se rend compte de ces démarches supplémentaires que lorsqu’on n’y est plus confronté. »

Conseils aux étudiants en situation de handicap

Cheyenne encourage les étudiants en situation de handicap à se faire valoir et à tirer parti des ressources disponibles. Voici quelques-unes des stratégies qu’elle recommande :

  • exprimez clairement et dès que possible vos besoins ;
  • utilisez les services d’aide du SAS ;
  • restez informés grâce aux lettres d’information et aux événements du campus (comme « This Week @ York ») ; et
  • recherchez des réseaux communautaires et des mentors.

Elle souligne que de nombreuses opportunités existent sur le campus, mais que les étudiants doivent souvent faire le premier pas. De plus, passer du temps sur le campus en dehors des cours peut contribuer à enrichir votre expérience universitaire !

Perspectives d’avenir

Pour l’avenir, Cheyenne est impatiente d’entamer ce nouveau chapitre. Elle a été admise dans un programme de licence en sciences de l’éducation et aspire à devenir enseignante au lycée. Elle souhaite accompagner des élèves présentant des besoins d’apprentissage variés en se spécialisant à l’avenir dans l’éducation spécialisée !

Références

Chanchu, V. (8 mai 2026). Expériences sur le marché du travail canadien : Rencontre avec Cheyenne Schmidt-Harlick. YUBlog. Consulté sur https://yublog.students.yorku.ca/career-interview-cheyenne-schmidt-harlick