Il est courant d’avoir le mal du pays à l’université, mais il existe des moyens de s’adapter plus facilement.
Le mal du pays est une expérience courante pour de nombreux étudiants qui quittent leur foyer pour aller à l’université, quels que soient leur âge ou leurs expériences passées.
En général, le mal du pays disparaît progressivement au bout de quelques semaines. Mais il existe des moyens de l’atténuer, afin que vous puissiez vous adapter à la vie universitaire et profiter plus rapidement de votre expérience.
Qu’est-ce que le mal du pays ?
Le mal du pays survient lorsqu’une personne quitte son cadre de vie habituel pour un nouvel environnement.
Chacun vit le mal du pays à sa manière, mais en général, il provoque des sentiments de tristesse, d’anxiété et de détresse, et s’accompagne souvent de nombreuses pensées concernant son ancien foyer et d’un désir ardent de retrouver sa vie d’avant.
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Pourquoi est-ce que j’ai le mal du pays ?
Il y a généralement trois éléments qui composent ce sentiment global appelé « mal du pays ».
1. Le mal du pays
Si vous avez le mal du pays, c’est probablement parce que votre foyer vous manque, ainsi que les personnes que vous y connaissez, que vous aimez et qui vous sont chères. Il est normal et compréhensible que les personnes qui comptent pour nous nous manquent.
Les personnes qui vous manquent sont aussi celles vers lesquelles vous vous tourneriez probablement si vous vous sentiez tristes. Cela peut rendre les choses plus difficiles pour vous.
Les choses qui nous sont familières nous manquent également. Il se peut que votre chambre, vos meubles ou la vue depuis votre fenêtre vous manquent. Là encore, c’est tout à fait normal. On finit par aimer et s’attacher aux choses que l’on voit souvent. Lorsque ces choses ne sont plus là, il est naturel qu’elles nous manquent.
2. Le nouvel environnement
Tout comme nous aimons ce qui nous est familier, un environnement qui nous est étranger peut nous mettre sur le qui-vive, nous rendant anxieux et/ou mal à l’aise. Cela peut être fatigant et perturber notre sommeil, ainsi que notre capacité à nous détendre et à profiter de la vie universitaire.
D’un point de vue évolutif, cela s’explique. Lorsque nous vivions à l’état sauvage, cet instinct nous rendait méfiants face à ce que nous ne connaissions pas et qui pouvait être dangereux.
Bien sûr, vous ne vivez plus à l’état sauvage aujourd’hui, mais il vous faudra peut-être un certain temps pour vous sentir à l’aise dans votre nouvel environnement.
Notre détresse face à notre propre détresse
De nombreux étudiants sont surpris par l’intensité de leur nostalgie et par la force de leurs émotions. Ils en viennent donc à craindre qu’il y ait un problème grave ou qu’ils ne soient pas capables de s’adapter à la vie universitaire. Cela ne fait qu’accroître leur détresse.
Comment faire pour que le mal du pays me pèse moins ?
Il existe plusieurs mesures que vous pouvez prendre pour atténuer le mal du pays. Essayez quelques-unes de ces stratégies : en général, multiplier les petites actions s’avère plus efficace que de se lancer dans une seule grande initiative.
Acceptez ce que vous ressentez
Acceptez le fait que vous ayez le mal du pays : c’est tout à fait normal. Vous n’êtes pas faible, cela ne signifie pas que vous ne saurez pas vous en sortir ni que vous n’êtes pas fait pour l’université. C’est une réaction normale face à de grands changements, et ce sentiment s’estompera avec le temps, à mesure que vous vous habituerez à votre nouvel environnement.
Restez actif
Si vous vous sentez triste et fatigué, vous pourriez avoir envie de vous réfugier dans votre chambre. Mais cela ne fera généralement qu’aggraver votre mal-être. Essaie de sortir, de rencontrer des gens et de rester actif. Cela t’aidera à te familiariser plus rapidement avec ton nouvel environnement, augmentera tes chances de te construire rapidement un nouveau réseau social et te permettra de te changer les idées pendant que tout se met en place.
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Restez en contact avec vos proches
Restez en contact avec vos proches. Il est utile de vous rappeler que les personnes qui vous manquent sont toujours là et que vous pouvez toujours les contacter et leur parler. Essayez de trouver un équilibre entre votre vie familiale et votre nouvel environnement, afin de vous consacrer à la fois à l’un et à l’autre.
Prenez soin de votre santé
Prenez soin de votre santé : manger sainement, dormir suffisamment, faire de l’exercice et profiter du soleil vous aideront à gérer votre humeur, à maintenir votre niveau d’énergie et à renforcer votre sentiment de compétence et de maîtrise de la situation.
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Aidez quelqu’un d’autre
Le mal du pays s’estompe souvent lorsque l’on se sent utile aux autres, alors cherchez des occasions d’aider votre entourage. Il peut s’agir de petites choses, comme indiquer son chemin à quelqu’un ou apporter votre soutien à un nouvel ami qui a lui aussi du mal à s’adapter.
Essayez de garder le recul
N’oubliez pas : aucun endroit n’est parfait. Notre détresse peut venir du fait que nous nous souvenons uniquement des bons moments passés chez nous, et pas du tout des autres. Essayez de garder une vision équilibrée : votre foyer vous a probablement apporté un mélange d’expériences, tout comme l’université le fera.
Faites appel à l’aide
Si le mal du pays vous cause une détresse que vous ne parvenez pas à gérer ou s’il ne s’estompe pas au bout de quelques semaines, faites appel au soutien proposé par votre université.
Références
Student Minds. (1er octobre 2024). Le mal du pays à l’université. https://www.studentminds.org.uk/advice-and-info/feeling-homesick-at-university/



